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Valorisation d'entreprise

Valorisation · Maximisation de la valeur

Valorisation d'entreprise : de la valeur calculée au prix réellement encaissé

Maximiser la valeur d'une entreprise ne consiste pas uniquement à négocier un multiple élevé. Il faut aussi sécuriser l'EBITDA de référence, la dette nette, le BFR normatif, le paiement du prix, les compléments de prix, la fiscalité et les garanties demandées au cédant. Cette page décrit les treize chantiers que nous couvrons systématiquement — pour tous les types d'entreprises, toutes les tailles, de 1 à 200 M€.

4 à 8×
l'EBITDA : les multiples les plus observés sur les PME françaises
15–25 %
d'écart courant entre EBITDA comptable et EBITDA normalisé
13
chantiers couverts, du calcul de la valeur au net perçu par le cédant
1–200
M€ : la taille des opérations que nous conseillons, en France et dans 120 pays

Une valorisation qui s'arrête au chiffre est une valorisation à moitié faite. Entre la valeur théorique d'une entreprise et le montant net que son dirigeant encaissera au closing, il y a des retraitements, des méthodes, des mécanismes d'ajustement, une structuration du prix, une fiscalité et des garanties. Chacun de ces étages peut créer ou détruire davantage de valeur qu'un point de multiple. Voici comment nous les traitons, dans l'ordre où ils se présentent dans une opération.

01 · Les notions de valeur

Valeur d'entreprise, valeur des titres, prix, net encaissé : quatre chiffres différents

La première source de malentendu dans une négociation ne porte pas sur le montant : elle porte sur ce que le montant désigne. Quatre notions doivent être distinguées dès le départ.

La valeur d'entreprise mesure l'activité économique, indépendamment de la façon dont elle est financée. La valeur des titres — ce que perçoit l'actionnaire — s'en déduit en retranchant la dette financière nette et en traitant la trésorerie excédentaire, les comptes courants d'associés, les provisions et les éléments assimilés à de la dette. Le prix proposé intègre ensuite le rapport de force, les synergies et la structuration de l'opération. Et le montant net encaissé par le cédant tient compte de la fiscalité, des frais et de la part différée du prix.

S'y ajoutent des paramètres qui déplacent significativement le résultat :

  • Valeur à 100 % et valeur d'une participation minoritaire — une prime de contrôle rémunère le pouvoir de décision, une décote de minorité sanctionne son absence.

  • Valeur standalone et valeur stratégique — la seconde intègre les synergies accessibles à un acquéreur donné ; elle n'est pas la même pour tous les acquéreurs, ce qui fonde la mise en concurrence.

  • Valeur à une date donnée — le prix s'actualise entre la date de référence et le closing, selon des mécanismes qu'il faut écrire précisément (voir le prix définitif au closing).

02 · Les retraitements

Normaliser l'EBITDA : le chiffre sur lequel tout repose

Le multiple s'applique à un EBITDA. Encore faut-il savoir lequel. L'EBITDA comptable d'une PME reflète des choix de gestion — rémunération du dirigeant, loyers versés à une SCI familiale, management fees, charges personnelles, éléments exceptionnels — qui ne disent rien de la performance qu'un acquéreur achètera réellement.

La normalisation retraite systématiquement : la rémunération du dirigeant ramenée à un niveau de marché, les loyers et opérations intragroupe ajustés aux conditions de marché, les produits et charges non récurrents, le traitement des crédits-bails et contrats de location. Un écart de 15 à 25 % entre EBITDA comptable et EBITDA normalisé est courant — et il se répercute intégralement sur le prix via le multiple.

Le chiffre normalisé s'analyse ensuite dans le temps et dans sa substance :

  • EBITDA historique, actuel et prévisionnel — la trajectoire compte autant que le niveau.

  • Conversion de l'EBITDA en trésorerie — un EBITDA qui ne se transforme pas en cash vaut moins ; les investissements récurrents de maintien et un éventuel retard d'investissement se chiffrent.

  • BFR normatif — le niveau de fonds de roulement nécessaire à l'activité, en tenant compte de la saisonnalité et de la cyclicité. Le BFR s'optimise d'ailleurs avant l'opération : l'affacturage et le reverse factoring allègent le poste clients et fournisseurs, donc la dette nette retenue dans le prix.

  • Engagements hors bilan, contentieux et passifs potentiels — identifiés avant que la due diligence de l'acquéreur ne les découvre.

Pourquoi le faire avant d'aller au marché

Un retraitement présenté par le cédant est un argument ; un retraitement découvert par l'acquéreur est une décote. Documenter l'EBITDA normalisé avant les premières discussions inverse la charge de la preuve.

03 · Les méthodes

Croiser les méthodes de valorisation pour une fourchette défendable

Aucune méthode ne donne « le » prix. La force d'une position de négociation tient à la convergence de plusieurs approches, chacune pertinente dans son domaine.

Marché

Multiples de transactions comparables

La référence sur le segment PME : ce que des acquéreurs ont réellement payé pour des entreprises comparables, ajusté de la taille, de la croissance et du risque.

Marché

Multiples de sociétés cotées

Les comparables boursiers, corrigés d'une décote d'illiquidité et de taille. Utiles pour objectiver un ordre de grandeur sectoriel.

Marché

Multiples de transactions comparables

La référence sur le segment PME : ce que des acquéreurs ont réellement payé pour des entreprises comparables, ajusté de la taille, de la croissance et du risque.

Marché

Multiples de transactions comparables

La référence sur le segment PME : ce que des acquéreurs ont réellement payé pour des entreprises comparables, ajusté de la taille, de la croissance et du risque.

Structure

Somme des parties

Quand l'entreprise exerce plusieurs activités, chacune se valorise selon sa propre logique avant consolidation.

Sectoriel

Méthodes métier

ARR et MRR pour le logiciel, nombre d'abonnés, capacité de production, nombre de sites, de lits ou de points de vente : chaque secteur a ses unités de valeur.

Les précédentes levées de fonds ou transactions sur le capital de l'entreprise fournissent un point de référence supplémentaire. L'ensemble se pondère et se réconcilie en une fourchette, assortie d'analyses de sensibilité sur l'EBITDA, les multiples, la croissance et le taux d'actualisation : savoir de combien la valeur bouge quand une hypothèse bouge, c'est savoir où la négociation se jouera. Les multiples ne sont pas stables dans le temps : un retournement de conjoncture les comprime et déplace le rapport de force — le moment de l'opération est en soi un paramètre de valorisation.

04 · La qualité du chiffre d'affaires

Un euro de chiffre d'affaires ne vaut pas un euro de chiffre d'affaires

À EBITDA égal, deux entreprises ne valent pas le même prix si leurs revenus n'ont pas la même qualité. C'est le premier poste d'analyse d'un acquéreur sérieux — donc le premier poste de préparation d'un cédant avisé.

  • Concentration clients — répartition du chiffre d'affaires par client, dépendance aux principaux comptes, risque de départ lors du changement d'actionnaire.

  • Récurrence — part du chiffre d'affaires récurrent ou contractuel, durée et renouvellement des contrats, clauses de résiliation, taux d'attrition.

  • Fidélité — ancienneté des relations, taux de rétention, existence de contrats intuitu personae ou de clauses de changement de contrôle qui fragilisent le transfert.

  • Rentabilité fine — par client, par produit, par activité et par zone géographique : les moyennes cachent souvent une réalité contrastée.

  • Visibilité — qualité du carnet de commandes et du pipeline commercial, dépendance à un marché, un canal de distribution ou un apporteur d'affaires.

Chacun de ces points se documente avant l'opération. Un portefeuille clients analysé, contractualisé et sécurisé se paie plus cher — et surtout, il se paie comptant plutôt qu'en earn-out.

05 · La pérennité

Ce que l'acquéreur achète vraiment : une entreprise qui fonctionne sans vous

La question centrale de tout acquéreur tient en une phrase : l'entreprise peut-elle fonctionner sans son actionnaire historique ? Tout ce qui en dépend se prépare, parfois plusieurs années avant la cession.

Le facteur humain

  • Dépendance opérationnelle et commerciale au dirigeant, et sa neutralisation progressive.

  • Qualité, stabilité et autonomie de l'équipe de management ; existence d'une deuxième ligne managériale.

  • Dépendance à des salariés, commerciaux ou techniciens clés — et mécanismes de rétention associés.

  • Documentation des processus et transmissibilité du savoir-faire.

Le positionnement et les actifs

  • Barrières à l'entrée, avantages concurrentiels, réputation, marque et parts de marché.

  • Propriété intellectuelle : marques, brevets, logiciels, licences et bases de données — détenus en propre et correctement protégés.

  • Dépendance à des fournisseurs ou sous-traitants stratégiques.

  • Qualité et sécurité des systèmes d'information ; risques réglementaires, sociaux, fiscaux, environnementaux et cyber.

Ces critères ne sont pas théoriques : c'est précisément la grille qu'un acquéreur applique pour évaluer une opportunité d'acquisition. La lire de son côté de la table est le meilleur moyen de préparer le vôtre.

06 · Les perspectives

Le business plan : vendre l'avenir sans le brader ni le surpayer

Un acquéreur paie en partie des perspectives. Encore faut-il qu'elles soient crédibles — et qu'elles soient payées à leur juste part. Deux exigences structurent ce chantier.

La crédibilité. Cohérence entre les performances historiques et les prévisions, hypothèses de croissance du chiffre d'affaires et des marges justifiées, visibilité du carnet de commandes, besoins futurs en recrutement, investissements et BFR chiffrés, risques d'exécution identifiés, capacité démontrée du management à tenir ses objectifs. Un business plan se présente en trois scénarios — prudent, central et ambitieux — parce qu'un scénario unique n'est pas une prévision, c'est un argument.

La juste répartition. Distinguer la valeur attribuable aux performances déjà sécurisées — qui se paie comptant — de celle des perspectives encore incertaines — qui peut se structurer en complément de prix. Cette frontière est l'un des lieux principaux de la négociation ; l'avoir tracée soi-même avant que l'acquéreur ne la trace est un avantage décisif.

07 · Le multiple

Ce qui fait monter le multiple, ce qui le fait baisser

Entre 4 et 8 fois l'EBITDA, l'écart ne se joue pas à la négociation : il se joue dans les caractéristiques de l'entreprise. La bonne nouvelle est que la plupart se travaillent en amont.

Les facteurs de prime

  • Croissance régulière et rentabilité élevée et stable

  • Forte récurrence du chiffre d'affaires, contrats longs et sécurisés

  • Faible concentration clients

  • Faible dépendance au dirigeant, équipe autonome

  • Propriété intellectuelle différenciante, marché porteur

  • Forte conversion de l'EBITDA en trésorerie, faible intensité capitalistique

  • Potentiel de croissance identifiable, synergies fortes pour certains acquéreurs

Les facteurs de décote

  • Dépendances — dirigeant, clients, fournisseurs, hommes-clés

  • Litiges et passifs potentiels

  • Sous-investissement et retard technologique

  • Volatilité des résultats, concentration

  • Obsolescence de l'offre ou de l'outil de production

  • Risques réglementaires

  • Qualité insuffisante de l'information financière

Un travail de préparation de douze à vingt-quatre mois sur ces facteurs déplace souvent la valorisation davantage que n'importe quelle habileté de négociation le jour venu.

08 · La structuration du prix

Structurer le prix de cession : le montant n'est que la moitié du sujet

Deux offres au même prix facial peuvent représenter des valeurs réelles très différentes selon leur structure. Les briques disponibles se combinent :

  • Paiement comptant au closing — la référence à laquelle tout le reste se compare.

  • Crédit vendeur — montant, durée, taux, garanties et rang de remboursement se négocient précisément.

  • Earn-out — indicateur retenu, durée, seuils, plafonds et règles de calcul ; un complément de prix peut se fonder sur le chiffre d'affaires, l'EBITDA ou d'autres objectifs.

  • Vente progressive des titres, conservation temporaire d'une participation minoritaire, options d'achat et de vente sur le solde.

  • Réinvestissement du cédant dans la holding de reprise (rollover) — souvent un SPV créé pour porter l'opération —, mécanismes de multiples progressifs ou « boosters » selon les performances.

  • Clauses de liquidité, sortie conjointe et entraînement — pour que la participation conservée ne devienne pas une participation captive.

  • Conditions de présence du dirigeant — en distinguant rigoureusement prix de cession, rémunération et bonus.

Le piège classique de l'earn-out

Un complément de prix ne doit jamais dépendre d'un EBITDA que l'acquéreur pourrait modifier après la cession par ses choix de gestion, ses management fees ou ses méthodes comptables. La définition contractuelle de l'indicateur vaut autant que son montant.

09 · Le prix définitif

Locked box ou comptes de clôture : comment le prix devient définitif

Entre l'accord sur le prix et le closing, l'entreprise continue de vivre : sa trésorerie, sa dette et son BFR bougent. Deux mécanismes organisent le passage au prix définitif.

Mécanisme Principe Pour le cédant Points de vigilance
Locked box Prix fixé sur un bilan de référence antérieur au closing, sans ajustement ultérieur. Certitude sur le montant, pas de renégociation post-closing. Définition stricte des fuites de valeur interdites entre la date de référence et le closing.
Comptes de clôture Prix ajusté après le closing sur la dette nette et le BFR réellement constatés. Mécanisme précis, adapté quand l'information est incertaine. Terrain de négociation post-closing ; les définitions comptables doivent être verrouillées à l'avance.

Dans les deux cas, trois définitions contractuelles concentrent l'essentiel des écarts : la dette financière nette (que met-on dedans ?), le BFR normatif (quel niveau de référence ?) et le traitement des flux au bénéfice du cédant avant le closing — dividendes, distributions, comptes courants d'associés. S'y ajoutent la prévention des fuites de valeur et la répartition des frais de transaction et de l'éventuelle dette liée à l'opération. Chaque terme mal défini est un point de prix qui se rediscutera au pire moment.

10 · La fiscalité

Du prix de cession au net perçu : anticiper la fiscalité

Deux offres au même prix facial peuvent représenter des valeurs réelles très différentes selon leur structure. Les briques disponibles se combinent :

  • Fiscalité de la plus-value de cession, selon le régime applicable et la situation du cédant.

  • Cession en direct ou par l'intermédiaire d'une holding ; apport-cession et conditions de remploi du dispositif de report d'imposition (article 150-0 B ter du CGI).

  • Traitement fiscal du crédit vendeur et de l'earn-out — l'imposition d'un prix non encore encaissé se prévoit.

  • Fiscalité du réinvestissement en cas de rollover dans la holding de reprise.

  • Sort des comptes courants d'associés, souvent oubliés dans les premières discussions.

  • Coût de la garantie d'actif et de passif, honoraires de conseil et autres frais de transaction.

  • Organisation patrimoniale avant la cession — y compris, dans un cadre familial, l'articulation avec une transmission d'entreprise familiale et le pacte Dutreil, qui peut réduire jusqu'à 85 % l'assiette des droits de transmission.

À prix facial égal, deux structurations fiscales peuvent produire des écarts de net perçu qui se comptent en points de pourcentage du prix. C'est un chantier à ouvrir avant la lettre d'intention, pas après.

11 · La due diligence

Préparer la due diligence avant que l'acquéreur ne la conduise

Tout ce que la due diligence de l'acquéreur découvrira sera converti en décote, en garantie ou en condition. La parade est simple dans son principe : conduire l'exercice sur soi-même, avant.

  • Qualité et fiabilité des comptes ; cohérence entre comptabilité, reporting de gestion et déclarations fiscales.

  • Documentation juridique des contrats importants ; droit de propriété effectif sur les actifs, logiciels et marques.

  • Conformité sociale, fiscale, réglementaire et RGPD.

  • Litiges en cours ou potentiels ; engagements hors bilan ; garanties données à des tiers ; risques environnementaux.

  • Anticipation de la garantie d'actif et de passif : son plafond, sa durée, sa franchise et ses exclusions se préparent dossier en main — pas en découvrant les demandes de l'acquéreur.

Une vendor due diligence ou une revue financière préalable transforme ce travail défensif en argument commercial : l'information vérifiée circule plus vite — dans un cadre de confidentialité solide, car un NDA ne protège réellement que par quelques clauses précises —, les audits de l'acquéreur se raccourcissent, et la négociation de la LOI et de la GAP part de votre documentation plutôt que de ses soupçons.

12 · Le processus

Organiser le processus de cession pour maximiser la valeur

À entreprise identique, le processus fait le prix. Voici le déroulé que nous organisons :

01

Choisir le moment

Céder après plusieurs exercices de croissance et de rentabilité lisibles, pas au sommet d'un exercice atypique ni au creux d'un cycle.

02

Préparer l'information

Vendor due diligence ou revue financière préalable, data room complète, equity story convaincant : le dossier précède le marché.

03

Cartographier les acquéreurs

Industriels en stratégie de croissance externe, concurrents, fonds d'investissement, managers, family offices — y compris des contreparties internationales : chaque catégorie a sa logique de prix, et des synergies propres que nous cartographions acquéreur par acquéreur.

04

Mettre en concurrence

Plusieurs acquéreurs en parallèle, un prix plancher, un objectif et une zone de négociation définis avant le premier échange.

05

Comparer les offres sur leur valeur globale

Pas seulement le prix facial : structure du paiement, certitude de financement et capacité réelle de l'acquéreur à réaliser l'opération, conditions suspensives et clauses de la lettre d'intention, garanties demandées, délais de réalisation.

Notre moteur de recherche sémantique — le même que celui de nos mandats d'acquisition — élargit la liste des contreparties au-delà des acquéreurs visibles dans les bases de données, y compris à l'international. La conduite du processus repose enfin sur la coordination de l'équipe projet — dirigeant, conseils financiers, avocats, experts-comptables — dont dépend directement le rythme de l'opération.

13 · L'après-cession

Préparer l'après : le cédant reste concerné après le closing

La signature ne clôt pas le sujet pour le cédant — surtout s'il conserve des titres ou accompagne la transition. À négocier avant, pas après :

  • Durée et modalités d'accompagnement ; statut du dirigeant après la cession ; rémunération pendant la période de transition.

  • Clause de non-concurrence et de non-sollicitation — périmètre, durée et contrepartie.

  • Gouvernance en cas de cession partielle : pouvoirs du cédant s'il conserve des titres, protection de sa participation minoritaire, modalités de sortie du solde du capital.

  • Cohérence d'ensemble — la structure financière proposée doit être compatible avec les objectifs personnels du cédant : patrimoine, calendrier, implication souhaitée.

  • La réussite de l'intégration — un earn-out ou une participation conservée lient votre intérêt à celui du repreneur : la qualité de l'intégration post-acquisition et le facteur humain conditionnent alors une partie de votre prix.

Le fil conducteur de cette page

Maximiser la valeur d'une entreprise ne consiste pas uniquement à négocier un multiple élevé. Il faut également sécuriser l'EBITDA de référence, la dette nette, le BFR normatif, le paiement du prix, les compléments de prix, la fiscalité et les garanties demandées au cédant. C'est l'ensemble de cette chaîne que nous couvrons.

14 · Notre positionnement

Pourquoi confier votre valorisation à Collaboration Capital

Nous sommes un cabinet indépendant de conseil en opérations d'acquisition, de cession et de financement, établi à Marseille et intervenant sur l'ensemble du territoire français comme à l'international, via un réseau couvrant 120 pays. Le cabinet est immatriculé à l'ORIAS sous le numéro 25000696 en qualité de courtier en opérations de banque et en services de paiement.

Aucune exclusivité imposée

Vous conservez la liberté de consulter d'autres conseils et de nous retirer le dossier à tout moment.

Indépendance structurelle

Aucune banque, aucun fonds d'investissement à notre capital ; nous ne sommes rémunérés par aucune contrepartie de l'opération.

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Notre moteur sémantique élargit le champ des comparables et des contreparties ; nos analystes construisent et défendent la fourchette.

Tous types et toutes tailles d'entreprises

Opérations de 1 à 200 M€, sociétés de services, industrielles, technologiques ou patrimoniales, en France et à l'international.

15 · Ressources

Guides et analyses pour préparer votre valorisation

Nos guides pratiques condensent en quelques pages l'essentiel d'un sujet : méthode, checklists, points de vigilance et erreurs à éviter. Ils sont téléchargeables gratuitement au format PDF.

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Juridique · 14 pages

La lettre d'intention (LOI)

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Juridique · 15 pages

Confidentialité & NDA

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16 · Questions fréquentes

Vos questions sur la valorisation d'entreprise

Quelle différence entre valeur d'entreprise et valeur des titres ?

La valeur d'entreprise mesure la valeur de l'activité économique, indépendamment de son financement. La valeur des titres — ce que perçoit l'actionnaire — s'obtient en retranchant la dette financière nette, en ajoutant la trésorerie excédentaire et en traitant les comptes courants d'associés, les provisions et les éléments assimilés à de la dette. Deux entreprises identiques opérationnellement peuvent donc avoir des valeurs de titres très différentes selon leur bilan.

Qu'est-ce qu'un EBITDA normalisé ?

C'est l'EBITDA comptable corrigé de tout ce qui ne reflète pas la performance récurrente de l'exploitation : rémunération du dirigeant ramenée à un niveau de marché, loyers ou management fees intragroupe ajustés, charges personnelles neutralisées, produits et charges non récurrents retirés, crédits-bails retraités. Un écart de 15 à 25 % entre EBITDA comptable et EBITDA normalisé est courant, et il se répercute intégralement sur le prix via le multiple.

Combien vaut mon entreprise ?

Aucune méthode ne donne un prix unique : on construit une fourchette en croisant multiples de transactions comparables, actualisation des flux de trésorerie et approche patrimoniale. Sur le marché français des PME, les multiples observés s'échelonnent le plus souvent de 4 à 8 fois l'EBITDA normalisé, avec des écarts importants selon la récurrence des revenus, la concentration clients et la dépendance au dirigeant. Le prix final dépend ensuite de la structuration de l'opération et de la mise en concurrence des acquéreurs.

Qu'est-ce qu'un earn-out et quels sont ses risques ?

L'earn-out est un complément de prix conditionné à des performances futures : indicateur retenu, durée, seuils, plafonds et règles de calcul se négocient précisément. Son principal risque pour le cédant : dépendre d'un EBITDA que l'acquéreur peut modifier après la cession par ses choix de gestion, ses management fees ou ses méthodes comptables. La définition contractuelle de l'indicateur et les clauses de protection sont donc aussi importantes que le montant.

Locked box ou comptes de clôture : quel mécanisme choisir ?

En locked box, le prix est fixé sur un bilan de référence antérieur au closing et ne bouge plus ; le cédant est protégé contre les recalculs mais doit encadrer les fuites de valeur entre la date de référence et le closing. En comptes de clôture, le prix est ajusté après le closing sur la dette nette et le BFR réellement constatés ; le mécanisme est plus précis mais ouvre un terrain de négociation post-closing. Le choix dépend de la qualité de l'information financière et du rapport de force.

Combien le cédant perçoit-il réellement après la cession ?

Le montant net encaissé diffère sensiblement du prix facial : fiscalité de la plus-value, sort des comptes courants, part différée du prix (crédit vendeur, earn-out), coût de la garantie d'actif et de passif, honoraires de conseil et frais de transaction. Une cession en direct ou via une holding, un apport-cession avec remploi : ces choix, préparés en amont avec les conseils juridiques et fiscaux compétents, modifient significativement le produit net disponible.

Les ordres de grandeur figurant sur cette page correspondent à des pratiques observées sur le marché et à nos propres opérations. Ils ne constituent ni un conseil personnalisé, ni un engagement sur les conditions ou le résultat d'une opération. Chaque dossier s'apprécie selon sa situation propre, avec le concours des conseils juridiques et fiscaux compétents.

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